Programme

Conférences plénières

Zhenan Bao, l’Université Stanford, É.-U.

Zhenan BaoNotice biographique : Zhenan Bao est professeure titulaire de la chaire K.K.-Lee en génie chimique, professeure invitée en chimie, professeure en sciences des matériaux et ingénierie, et agrégée supérieure au Precourt Institute for Energy de l’Université Stanford. Bao a fondé la Stanford Wearable Electronics Initiative  (eWEAR) et agit à titre de directrice de la faculté. Avant de se joindre à Stanford en 2004, Bao était membre distinguée de l’équipe technique à Bell Laboratories/Lucent Technologies de 1995 à 2004. Bao compte plus de 400 publications à comité de lecture et plus de 60 brevets américains, en plus d’avoir obtenu un indice H de Google Scholar supérieur à 120. Elle a lancé un certain nombre de concepts applicables aux matériaux électroniques organiques. Ses travaux ont permis la mise au point de circuits et d’afficheurs électroniques flexibles. Dans le cadre de ses travaux récents, Bao a conçu une peau électronique qui a permis à des appareils médicaux, au stockage d’énergie et à des applications environnementales d’atteindre un rendement ou une fonctionnalité sans précédent.

Résumé : Matériaux et dispositifs faits d’une peau électronique

La peau est le plus grand organe du corps. Elle est chargée de la transduction d’une grande quantité d’information. Elle est adaptable, extensible et biodégradable capte les signaux de stimuli externes et les traduit simultanément en information sur la pression, la douleur et la température, par exemple. La réalisation de matériaux électroniques, inspirés par la complexité de cet organe, représente un énorme défi qui n’a pas été relevé. Cependant, l’avènement de matériaux électroniques organiques est susceptible d’apporter une solution à ce problème de longue date. Dans le présent exposé, je décrirai le processus de création de matériaux électroniques organiques visant à imiter les fonctions de la peau. Ces nouveaux matériaux ont permis à des appareils médicaux, au stockage d’énergie et à des applications environnementales d’atteindre un rendement ou une fonctionnalité sans précédent.

Raychelle Burks, Université St. Edward’s, É.-U.

Raychelle BurksNotice biographique : Après quelques années à travailler dans un laboratoire de criminalistique, Mme Burks est retournée au monde universitaire, à l’enseignement et à la recherche médicolégale. Chimiste analytique, Mme Burks aime le défi d’élaborer des méthodes de détection pour une grande variété de substances à analyser, y compris des médicaments réglementés et des explosifs. Ses travaux de recherche actuels portent sur la conception, la fabrication et l’analyse de spectrophotomètres utilisables sur le terrain. Pour les rendre facilement transportables, elle cherche à utiliser des téléphones intelligents comme appareils d’analyse scientifique. Passionnée de chimie, Mme Burks espère transmettre son amour de cette science à ses étudiants grâce à des projets novateurs, à des outils de formation multimédias et à probablement beaucoup trop d’allusions à la culture pop. Elle a aidé à créer et à organiser la populaire série de causeries SciPop Talks!, qui mélange science et culture pop. Elle est une vulgarisatrice scientifique populaire qui passe souvent à l’émission Outrageous Acts of Science de la chaîne Science, dans des vidéos d’ACS Reactions et dans des baladodiffusions de la Société royale de chimie. Elle est aussi souvent invitée à des congrès du genre DragonCon et GeekGirlCon. Davantage d’informations sur Raychelle Burks se trouvent ici.

Mme Burks livrera sa conférence plénière pour lancer la séance spéciale « L’importance de l’équité, de la diversité et de l’inclusion pour une communauté de chimistes forte ». Elle abordera certains aspects de sa carrière de chercheuse, de vulgarisatrice scientifique et de défenseure de la chimie.

Résumé : Interdisciplinaire et intersectionnel : le cheminement d’une chimiste

Linda Nazar, O.C., Université de Waterloo
Gagnante de la Médaille de l'ICC

Notice biographique : Linda Nazar a obtenu un baccalauréat en chimie de l’Université de la Colombie-Britannique et, en 1986, un doctorat en chimie de l’Université de Toronto. Elle a reçu une bourse d’études postdoctorales d’Exxon pour faire un stage aux Laboratoires de recherche Exxon à Annandale, au New Jersey. Elle s’est ensuite jointe au corps professoral de l’Université de Waterloo, où elle est professeure de chimie, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les matériaux énergétiques à l’état solide, et professeure de recherche distinguée. Mme Nazar est connue pour ses recherches sur le stockage électrochimique de l’énergie. Elle s’intéresse particulièrement aux batteries Li-on et à l’après li-on, aux ioniques solides, et au rôle des nanotechnologies dans la science des matériaux. Elle est coauteure de plus de 230 publications, qui ont été citées plus de 30 000 fois sur la plateforme Web of Science. Elle fait partie du palmarès des chercheurs les plus cités de 2014, 2016, 2017 et 2018 de Web of Science. Par ailleurs, elle est officier de l’Ordre du Canada.

Mme Nazar est actuellement membre du Centre commun de recherche sur le stockage de l’énergie (États-Unis) et du Réseau scientifique de BASF spécialisé dans l’électrochimie et les batteries (Allemagne). Elle a passé des années sabbatiques à l’Université de la Californie à Los Angeles ainsi qu’à l’Institut des matériaux Jean-Rouxel et au Centre national de la recherche scientifique en France; elle a aussi été chercheuse distinguée Moore à l’Institut de technologie de Californie en 2010. Elle a reçu de nombreuses distinctions à l’échelle internationale, dont le Prix de recherche sur les piles de la Société d’électrochimie, le Prix de conférence August-Wilhem von Hofman, le Prix de l’Association internationale pour les batteries et le Prix international de la batterie au lithium pour l’automobile.

Résumé à venir.

Cathleen Crudden, FCIC, Université Queen's
Gagnante de la Médaille de Montréal

Notice biographique : Cathleen Crudden, FCIC, est titulaire d’un baccalauréat en sciences de l’Université de Toronto et d’un doctorat de l’Université d’Ottawa, qu’elle a fait en partie à l’Université d’Osaka au Japon. Mme Crudden a commencé sa carrière comme professeure adjointe à l’Université du Nouveau-Brunswick en 1996 et y a obtenu la permanence en 2000. Ensuite, elle a accepté le poste de National Scholar à l’Université Queen’s, en Ontario. Dès sa première année à cet établissement, elle a reçu le Prix du premier ministre pour l’excellence en recherche et le Prix du chancelier en recherche. Par ailleurs, elle a reçu l’un des huit seuls prix d’Accélération à la découverte du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada qui ont été donnés en chimie, tous domaines confondus, au Canada et le Prix de conférence de la Société de catalyse. Elle est chercheuse principale d’une étude bénéficiant d’une subvention de 1,6 million de dollars du Programme de formation orientée vers la nouveauté, la collaboration et l’expérience en recherche (FONCER). Elle a aussi reçu des bourses de professeure-chercheuse invitée en Espagne ainsi qu’aux universités de Nagoya et de Kyoto au Japon. Elle a également le titre de fellow de l’Institut de chimie du Canada.

Mme Crudden a siégé au conseil d’administration de la Société canadienne de chimie à titre de directrice des divisions de catalyse, de science des surfaces et de revêtements protecteurs et a agi comme présidente de cette société en 2012. Elle a aussi siégé au comité éditorial de L’Actualité chimique canadienne, du Canadian Journal of Chemistry et de Chemical Record, une revue du Forum japonais de chimie. Mme Crudden est l’une des quatre personnes qui ont représenté le Canada au comité organisateur du congrès Pacifichem de 2010 et 2015.

Résumé à venir.